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Petit traité de la morue
Bruno Bertheuil
Collection : Les traités
Thèmes : Cuisine, Recettes thématiques
Nombre de pages : 128
Format : 14 x 22 cm
ISBN : 978-2-36402-201-0
Prix : 15,00 €
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Difficile de savoir qui furent les premiers à transformer le cabillaud. Sans doute les Vikings, qui allaient le pêcher dans la mer du Nord. Il y a plus d’un millénaire, ils faisaient déjà sécher le cabillaud au soleil et au vent du Nord avant de l’emporter dans leurs expéditions.
Plus tard, bien avant que Jacques Cartier mette les pieds sur ce qui allait devenir le Canada, des pêcheurs venus des côtes basques écumaient les eaux de Terre-Neuve, à la recherche de ces si prolifiques bancs de cabillauds. Ces intrépides pêcheurs séchaient les morues mais, surtout, ils les couvraient de sel pour les ramener au pays. La morue salée était née. À leur suite, les Bretons, les Normands ou les Portugais vont développer leurs propres techniques.
Salé ou séché, parfois les deux à la fois, le cabillaud devient la morue et c’est bien plus qu’un changement de nom qui s’opère : préparé de cette manière, le poisson peut se transporter, se conserver et être consommé très loin des lieux de pêche. C’est ainsi qu’est né l’estofinado dans le Rouergue, à plusieurs centaines de kilomètres du premier rivage, et que les préparations de la morue se sont multipliées, depuis les brandades et l’aïoli de morue des Méridionaux ou les acras des Caraïbes jusqu’aux lutefisks scandinaves ou la morue pilpil des Basques – mais, bien évidemment, c’est au Portugal que la bacalhau fait figure de plat national.
Déguster un plat de morue, ce n’est donc pas simplement savourer un poisson, c’est s’inviter à un long voyage !
Cresson Alénois À Feuilles Simples- Graines bio à semer
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